Tribunes

Expression des groupes politiques du Conseil Régional d'Alsace 

 

 

 

 

 

 

SOCIALISTE ET DÉMOCRATE
POUR UN LYCÉE TOURNÉ VERS LE PROGRÈS SOCIAL


En cette rentrée scolaire 2015 – 2016, ce sont plus de 86 000 jeunes alsaciens en formation qui regagnent le chemin du lycée. Si, pour certains, il est temps de retrouver des établissements modernisés et accueillants, d’autres devront se contenter de locaux de plus en plus vétustes et énergivores. Ces derniers subissent les conséquences d’une politique de restructuration inégalitaire, au détriment  de certains territoires. Autre sujet d’inquiétude,  la Région n’a pas su accompagner les lycéens vers l’insertion professionnelle: en Alsace, les élèves sortant de formation sont seulement 46,4 % à trouver un emploi et disposent, de surcroît, de contrats précaires.  La diminution continue du budget dévolu à l’éducation (-7,7 % en 5ans) en est indiscutablement l’une des principales causes! Cette situation est préoccupante. Il est désormais temps de replacer le principe d’égalité dans le système éducatif au cœur des priorités régionales. En effet, le lycée est un lieu de vie qui rassemble les élèves autour d’un même objectif : apprendre à être et à se construire pour l’avenir. C’est pourquoi, la politique régionale en faveur des lycées doit être rééquilibrée afin de garantir une transmission égalitaire des savoirs, sur l’ensemble du territoire.

A. HOMÉ, A. FONTANEL, D. HOEFFEL, A-P. RICHARDOT, C. SCHWEITZER, V. VALENTIN, J-M. WILLER


EUROPE ÉCOLOGIE ALSACE
VERS LA COP 21

L’adoption de la loi sur la transition énergétique concrétise un long combat pour les écologistes. La réduction de la part de l’atome de 75% à 50% d’ici 2025, le déploiement des énergies renouvelables, la division par 2 de la consommation énergétique et par 4 des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050... : voici des avancées, limitées sur la diminution de la part du nucléaire, mais qui doivent permettre une évolution des idées et des comportements. Cette loi est d’autant plus importante que la France accueillera la conférence mondiale sur le climat (COP 21) en décembre. En tant que pays hôte, la France porte la responsabilité d’un accord international contraignant prenant en compte l’urgence écologique et le partage des responsabilités entre pays du Nord et du Sud. L’échelon local doit aussi s’engager dans la transition énergétique. Lutter pour fermer Fessenheim et contre Cigéo (projet d’enfouissement des déchets nucléaires), relocaliser et démocratiser la production d’énergie. L’Alsace regorge de possibilités pour engager le bassin rhénan vers une nouvelle révolution industrielle innovante et créatrice d’emplois !

ANDRÉE BUCHMANN, JACQUES FERNIQUE, SYLVIE GRUCKER, JEAN-MARC RIEBEL, DJAMILA SONZOGNI, ANTOINE WAECHTER

 

FRONT NATIONAL
L'OPPOSITION HIER, LES RESPONSABILITÉS DEMAIN

Vos élus patriotes ont seuls porté la voix des oubliés jusqu’à présent, en minorité hier et convaincus aujourd’hui de représenter une majorité en quête d’alternative. Ils ont acquis une véritable expérience de par leur travail rigoureux, du rassemblement qu’ils ont su rendre possible et de l’oreille attentive qu’ils vous prêtent quotidiennement. Première force politique dans les urnes, notre mouvement est en capacité de reproduire demain à l’échelon régional, ce qu’il a d’ores et déjà pu réaliser au niveau municipal : baisse des impôts, hausse des investissements, réduction de la dette. Nous comptons sur vous pour rendre le renouveau possible.

CHRISTIAN COTELLE, HUGUETTE FATNA, JEAN-CLAUDE ALTHERR

 

MAJORITÉ ALSACIENNE
ALSACE GÉNÉRATION 2030 !

Les lycéens et apprentis qui font, ces jours-ci, leur rentrée scolaire dans les établissements gérés par la Région auront trente ans en 2030. Ce sont eux qui porteront alors les audaces et les réussites nouvelles de l’Alsace. Ils auront à continuer l’histoire de notre région, à en assurer la prospérité et le rayonnement et à faire vivre l’identité alsacienne. Aujourd’hui, notre tâche d’une collectivité telle que la nôtre est de leur rendre cet avenir possible.

Nous l’avons fait, ces dernières années, avec la démarche prospective « Alsace 2030 ». Elle a réuni des milliers d’Alsaciens – universitaires, élus, responsables publics, citoyens. Ils ont réfléchi ensemble au modèle de société que nous voulons transmettre aux générations futures. De nouvelles ambitions collectives et de grandes stratégies d’avenir ont été fixées. L’action politique ne peut jamais se résoudre à la gestion des urgences et des affaires courantes. Elle a besoin de sens, de vision, de durée. Elle a besoin d’un projet partagé au-delà des sensibilités de chacun et des options personnelles. Avec la démarche « Alsace 2030 », dont les études ont été publiées, notre région a anticipé sur les mutations à venir et cherché à trouver, dès aujourd’hui, les meilleures voies de succès et de réussite pour l’Alsace.

Dans ce grand chantier de réflexion prospective, la formation et l’éducation occupent une place centrale. De grandes options ont été retenues : développer l’apprentissage et les formations professionnelles continues des deux côtés du Rhin, donner une nouvelle dynamique au bilinguisme, encourager la citoyenneté des jeunes Alsaciens.

Sur l’ensemble de ces points forts, nous avons d’ores et déjà avancé. A la suite des premières Assises de la langue et de la culture régionales, nous avons signé avec l’Etat et les autres collectivités locales alsaciennes une convention d’objectifs qui vise à doubler les cursus bilingues dans les prochaines années. Il s’agit d’atteindre, d’ici 2030, 50 % d’élèves alsaciens scolarisés en maternelle bilingue et 25 % d’élèves scolarisés dans le cursus bilingue à l’entrée en 6e.

Quant à l’apprentissage transfrontalier, il est devenu une réalité depuis que 28 institutions françaises et allemandes ont signé, il y a deux ans, un accord cadre relatif à l’apprentissage transfrontalier. C’est un dispositif unique en Europe, il facilite la mobilité des jeunes entre l’Alsace, le Bade-Wurtemberg et Rhénanie-Palatinat. Désormais, un apprenti inscrit dans un centre de formation de son pays d’origine peut réaliser la partie pratique de son cursus dans une entreprise du pays voisin.

L’Alsace a fixé le cap pour les années qui viennent. Depuis que la décentralisation a transféré aux Régions la gestion des lycées, les évolutions ont été très perceptibles. De lourds investissements ont été conduits pour améliorer le cadre de vie et mieux prendre en compte les impératifs environnementaux. Il a fallu du temps et de la durée pour mener à bien les importants chantiers qui ont métamorphosé nombre de nos établissements. Pour mieux ancrer la formation des jeunes Alsaciens dans le Rhin supérieur et les ouvrir à l’Europe, il nous faudra, là encore, du temps et de la durée. Mais le travail a déjà commencé. Rien ne pourra désormais l’arrêter.

Bonne rentrée 2015 à tous les lycéens et à tous les apprentis d’Alsace !

Les élus de la « Majorité alsacienne » : J.-M. BELLIARD, N. BRANDALISE L. BURCKEL, M. CALDEROLI-LOTZ, C. CAMILO, J. CATTIN, M. CHERAY, A. DESCHAMPS, M-R FISCHER, A. GROSSKOST, Y. HEMEDINGER, A. HERTH, M. JUNG, M. LAEMLIN, F. LOOS, P. MANGIN, L. MERABET, J.-P. OMEYER, A. REICHARDT P. RICHERT, C. RISSER, D. SAGLAMER, E. SCHALCK, P. SCHMIDIGER, G. SCHOLLY, N. THOMAS, J. VOGEL, H. ZELLER, C. ZUBER 

La loi 2002-276 relative à “la Démocratie de Proximité” votée au Parlement et promulguée le 27 février 2002 prévoit que lorsqu’une région diffuse un bulletind’information, un espace doit être réservé à l’expression des groupes d’élus représentés au sein du Conseil Régional. Dans le cadre de l’application de cette loi, le Conseil Régional d’Alsace, lors de sa séance plénière du 16 avril 2004, a adopté le principe d’un espace d’expression pour les groupes politiques, dont la taille est proportionnelle à leur nombre d’élus au Conseil Régional. AVERTISSEMENT AUX LECTEURS... Les différentes Tribunes des groupes politiques du Conseil Régional d’Alsace n’engagent que leurs auteurs.